Le choix dans la date #1 : 6 éléments sur lesquels il fallait mettre le doigt.

Vous avez essayé de dater le tableau de Mme de Pompadour dans l’article précédent ? Voici les éléments de réponse.

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Le choix dans la date ! #1 : Les neurones vont pomper dur Madame !

Une question qui revient régulièrement est celle de la datation. Souvent, on demande aux historiens comment ils datent. On estime à tord que l’on date tout de manière absolue par des méthodes scientifiques comme le carbone 14. En réalité, on utilise bien plus souvent la datation relative.

Qu’est-ce que c’est ? Comment cela fonctionne ? Je vous invite à le découvrir par vous-même au travers de ce petit jeu dont vous êtes le héros !

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Comprendre une fake news : Cléopâtre a-t-elle inventé le vibromasseur ?

Dans notre êre de post-vérité, l’omniprésence de la fake-news nous a rendu le recours à l’information difficile et compliqué. Le fact-ckecking – le fait de vérifier les faits de ce qu’on lit – est un exercice devant lequel beaucoup reculent. Par manque de compétences, d’expériences ou bien de temps, tout smplement. Le tout est d’autant plus difficile que la propagation des informations se fait de manière incontrôlable sur le net contribuant à une masse toujours plus importantes d’articles, de vidéos, d’informations en tout genre.

Infox ou fausse nouvelle, le contexte actuel fait qu’on en arrive à se représenter les fake-newes comme un phénomène récent. Pourtant, c’est loin de la réalité du phénomène car la désinformation existe au  moins depuis l’antiquité avec l’apparition de l’écriture. Preuve en est du cas que nous allons voir.

Cléopâtre a-t-elle véritablement inventé le vibromasseur vers -30 ? Bien sûr, il s’agit d’une fake-news que nous allons décortiquer ensemble. Mais il ne s’agit pas seulement d’affirmer et de démontrer que c’est une fake-news. Encore faut-il la déconstruire intégralement ce que beaucoup ne font pas.

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Sans faire d’Histoires (s) #8 : Quelques anecdotes cul-turelles #1

Dans la vie, il y a deux choses qui font tourner le monde : l’argent et le sexe. Le sexe, on en parle beaucoup. Trop selon certains pudibonds. Pas assez selon les plus libérés. A mon sens, on en parle surtout mal. Car ce que nous percevons des affaires de sexe ne nous parvient qu’au travers des oeillères que nous portons. Pire même, parfois, on estime que notre passé était rétrograde, frustré, « arriéré au niveau du cul ». Vous vous doutez bien que si je réalise une série d’article sexo, c’est pour le clickbait parce qu’il y a matière à déconstruire.

Une fois n’est pas coutume, voyons la chose au travers d’anecdotes, de manière ludique et récréative. Alors, que peut bien avoir à nous apprendre l’Histoire sur le sexe ? Comment nos ancêtres voyaient-ils la chose ? Prude ? Olé-olé ? Le sexe était-il une fin en soi ? Un moment de plaisir ? Un contrat social ? Une institution ? Vous saurez tout sur les dessous de l’Histoire ! Lire la suite

Comment bien faire de l’Histoire (et d’autres sciences) : 5 conseils que j’aurais aimé avoir plus tôt !

Avec le recul sur mes études et ma pratique de la vulgarisation qui se consolide avec le temps, j’ai remarqué que certains outils réflexifs m’ont fait défaut lorsque je faisais mes études. En réalité, il s’avère même carrément que j’aurais aimé que l’on me donne quelques conseils à l’époque où j’étais étudiant. Bien sûr, il s’agit surtout d’outils pour améliorer sa pratique, mieux travailler et réfléchir. Cependant, le manque observé fut réel et je trouve ma pratique d’historien plus complète à l’heure actuelle que lorsque j’étais dans les études.

J’aurais également aimé avoir des conseils d’écriture également mais c’est encore une autre histoire.

Je me suis rendu compte que, même en ayant eu à cœur de faire de mon mieux, le temps et le développement personnel ont joué leur rôle. Pourquoi dès lors ne pas partager avec vous tout cela ? Retour sur expérience donc et mise à profit, pour aider et conseiller ceux qui s’intéressent à l’Histoire.

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Histoire de conspirer : Quelle recette pour un bon complot ? [3/3]

Nous l’avons vu les théories du complot proposent un argumentaire dont le schéma est bien rôdé. Face à cela, le public est souvent désemparé et enclin à croire que dans cet argumentaire proposé « Tout ne peut être faux ». C’est pour une partie ce qui permet de comprendre que près de 80% de la population française adhère à des théories du complot. Cela revient à dire que seule une personne sur 5 n’adhère pas à des théories faisant appel à des éléments de complots. Dès lors, comment lutter ?

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Histoire de conspirer : quelle recette pour un bon complot ? [2/3]

Si la valeur de la preuve est le point de divergence entre les tenants du complot et les scientifiques, comment les tenants mettent-ils en place leur réflexion ? Comment est-il possible de se passer de preuves formelles quand on se veut rigoureux et sérieux ?

Il faut comprendre que cette approche du tenant rejette bien souvent les sources scientifiques et les preuves apportées. Sur la base des conflits d’intérêt, d’une non-fiabilité des scientifiques, d’un « dogme scientifique » voir carrément d’un complot des scientifiques. Il suffit alors de fournir quelques points évocateurs doublés d’expressions toutes faites (« Il n’y a pas de fumée sans feu », « A qui profite le crime ? », « Vous pensez vraiment qu’ils n’agissent pas par intérêt ? », etc) pour jeter un discrédit dont on va chercher à se nourrir. C’est certes classique mais toujours fonctionnel. Est-ce de cette manière que le complotisme s’organise réflexivement ? Sont-ce là les seules réflexions du complotisme ? Tout ne peut pas être faux non ?

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Histoire de conspirer : quelle recette pour un bon complot ? [1/3]

Le complot est le mot magique qui permet à certains de tout expliquer. Pour d’autres, ce n’est qu’un fait au même rang que le contrôle des médias, le spiritisme, l’astrologie et le « c’était mieux avant ».

Le complot ne date pas d’hier puisque des complots et des conjurations existent déjà depuis l’Antiquité. Le plus célèbre – et aussi le plus utilisé comme justification des théories du complot – est probablement le complot qui a abouti à l’assassinat de Jules César aux ides de mars 44 avant Jésus-Christ. Parce qu’il concerne une cause politique, parce qu’il a abouti à un meurtre, parce que le tout fut secret et bien caché, parce qu’il a réussi, ce complot est l’argument parfait du théoricien.

Pourtant, différence majeure, cette conjuration, nous en avons des preuves tangibles et exploitables. D’ailleurs, ces preuves sont telles que personne ne réfute ce complot. Comment expliquer alors cette différence de traitement entre les complots que les gens admettent et les complots dont personne ne veut admettre l’existence ?

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Peut-on croire en Dieu ? – Le pari de Pascal

Dans le monde, c’est environ deux tiers des moins de 34 ans qui se considèrent croyants.  En France, dans la zone du monde la plus athée, c’est tout de même plus de 40% de la population qui se revendique croyante. Les affaires de croyances ne doivent donc pas être prises à la légère. Essayons de mieux comprendre.

Le phénomène de la croyance est indissociable de certains questionnements comme comme les raisons de croire ou encore la preuve de l’existence de dieu.

Et justement, ces croyances ont cela de particulier qu’elles donnent de bonnes raisons de croire. Cependant, avoir de bonnes raison de croire est totalement différent de croire pour de bonnes raisons. A ce propos, est-il raisonnable de croire en Dieu ? Lire la suite

Les « mythes du viol » et la pertinence du genre : repenser notre héritage historique [2/2]

Si le viol est un mécanisme de domination, comment fonctionne-t-il ? Comment se fait-il qu’il soit possible de subordonner des individus d’une telle manière ? Quelles méthodes de domination sont à l’oeuvre dès lors que je me mets à parler de viol ? Pourquoi existe-t-il un tel déni et un tabou autour du phénomène ?

Nous avons pu voir que le viol traite différemment les hommes et les femmes. En effet, les cas de viols à l’âge adulte font de la femme la victime principale. Dès lors, une femme ne peut plus bénéficier de l’espace public que sous certaines conditions. Sous peine d’être violée. C’est justement là tout le problème. Les conceptions de genre servent de justifications à ces mécanismes de dominations dont nous n’avons même pas forcément conscience. Ces conceptions ne sont-elles pas problématiques ?

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